Biodégradabilité

Un matériau est dit biodégradable s’il peut être décomposé sous l’action de micro-organismes (bactéries, champignons, algues, etc.). Le résultat est la formation d’eau, de CO2 et/ou de méthane et éventuellement de sous-produits (résidus, nouvelle biomasse) non toxiques pour l’environnement. (Fiches Techniques, ADEME, 2012)

Dans le domaine des bioplastiques, la norme faisant référence actuellement est la norme harmonisée européenne EN 13432:2000 relative à l'une des exigences de la Directive 94/62/CE "emballages et déchets d'emballage" à savoir la valorisation par compostage et biodégradation en conditions industrielles.

Pour répondre aux exigences de la norme EN 13432, un emballage doit impérativement répondre aux 4 critères suivants :

  • Composition : la norme établit un taux minimum de solides volatils (50%), ainsi que des teneurs maximales en métaux lourds et fluor acceptables dans le matériau initial.

  • Biodégradabilité : le seuil acceptable de biodégradabilité est d'au moins 90% au total, ou 90% de la dégradation maximale d'une substance de référence, au bout de six mois.

  • Désintégration : c'est l'aptitude du produit à se fragmenter sous l'effet du compostage. Le seuil de refus est de 10% de la masse initiale au-dessus du tamis de 2 mm.

  • Qualité du compost final et écotoxicité : elle ne doit pas être modifiée par les matériaux d'emballage ajoutés au compost et ne doit pas être dangereuse pour l'environnement. La norme impose de réaliser des tests écotoxicologiques sur le compost final et exige une performance supérieure à 90% de celle du compost témoin correspondant.